Vivre à La Minais

Le blog de l'ASSOCIATION LA MINAIS à Sainte Luce sur Loire (44)

La ZAC de la Minais

Cette carte, créée sur le site Géoportail de l’IGN (http://www.geoportail.gouv.fr/), délimite en pointillés bleus la ZAC (Zone d’Aménagement Concerté) de la Minais. Elle couvre 52 hectares de part et d’autre du ruisseau des Islettes dans la partie orientale de la commune, sur des terres jusqu’alors plutôt de tradition maraîchère.

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La ZAC de la Minais a été officiellement créée en 1999 par la municipalité de Sainte Luce sur Loire, avec un objectif de 630 logements : il s’agissait alors de maisons individuelles sans aucun équipement public les accompagnant. La commune a confié son aménagement à la Société d’Equipement de la Loire Atlantique (SELA) qui fait aujourd’hui partie de Loire Atlantique Développement (LAD). Mais de nombreuses années ont été nécessaires pour procéder aux acquisitions foncières et le programme a été plusieurs fois modifié : en 2007 on fait passer le nombre de logements prévus de 630 à 1050 (ce qui signifie l’apparition d’immeubles), d’où la programmation d’équipements publics… mais pas de commerces car les commerçants du centre de Sainte Luce sur Loire s’y opposent !

Sur le document suivant, datant de 2006 (source : préparation du PLU), on voit les grandes orientations d’aménagement définies après ces modifications. La rue en larges courbes (hachures bleues) qui traverse la ZAC d’ouest en est, parallèlement à la route de Thouaré, constitue pour le moment la colonne vertébrale du quartier : c’est la rue Olympe de Gouges.

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C’est en 2008 que commencent les travaux autour de la route de la Minais, avec une brutalité, un désordre et une absence d’informations telles que les riverains s’organisent et créent l’Association La Minais pour rappeler qu’ils existent et défendre leurs intérêts. Pour tous ceux qui empruntent la route de Thouaré, la Minais c’est alors l’image de ces premiers immeubles construits qui écrasent les petites maisons du haut de leurs 4 étages, sans le moindre recul.

Le document suivant est tiré d’une présentation publique de la ZAC faite par la municipalité de Sainte Luce sur Loire en 2008. L’habitat collectif est prévu à proximité de la route de Thouaré où doit passer un axe de transport en commun en site propre (ce sera la ligne C7 du Chronobus, ouverte en 2013). Les immeubles les plus hauts (en rouge) encadrent le parc paysager des Islettes. Le reste est constitué de lotissements pavillonnaires très classiques (en jaune), à la géométrie sans fantaisie. Mais cette partie de la ZAC est toujours en friche à l’heure actuelle.

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La ZAC est inaugurée officiellement en 2010 après la création de la rue Olympe de Gouges et du parc paysager, alors que les premiers immeubles sont en cours de livraison. Le nombre de logements prévus est porté de 1050 à 1340. Un dossier de presse a été réalisé pour l’occasion, on le trouvait en ligne sur le site internet de la SELA jusqu’à fin 2015 où il a été retiré : Inauguration ZAC La Minais 2010 (fichier PDF de 2,4 Mo).

Dans ce document, on note l’arrivée d’un nouvel acteur d’importance : la Communauté Urbaine de Nantes (Nantes Métropole). En effet la municipalité de Sainte Luce sur Loire transfère en 2010 sa compétence sur la ZAC à Nantes Métropole. Le quartier est donc désormais au cœur des négociations entre trois interlocuteurs différents dont les objectifs peuvent être opposés, avec des compétences respectives qui ne sont pas toujours simples à démêler :
– la communauté urbaine de Nantes (Nantes Métropole), responsable en titre de la ZAC
– l’aménageur initial (la SELA, aujourd’hui LAD), qu’on voit peu agir mais qui est propriétaire des terrains
– la commune de Sainte Luce sur Loire, évidemment, acteur le plus proche… et donc le plus souvent sollicité par les habitants.

La ZAC étant devenue métropolitaine, Nantes Métropole a cherché à y appliquer ses objectifs urbanistiques en décidant d’y implanter coûte que coûte un réseau de chaleur malgré le refus de l’ADEME de le subventionner : avec sa chaufferie en plein cœur du quartier, il va devenir une source importante de problèmes pour les habitants. Mais c’est surtout la volonté de densification qui a frappé les esprits, l’objectif à atteindre passant de 1340 à environ 1500 logements ! En signe de protestation, la municipalité de Sainte Luce sur Loire a décidé de ne plus délivrer de nouveaux permis de construire à partir de juin 2013 : la ZAC est bloquée.

La SELA (http://www.sela.fr/) et Nantes Métropole (http://www.nantesmetropole.fr/) n’ont donc guère publié de documents sur la ZAC de la Minais à destination du public ces dernières années, même sur internet. Celui-ci présente l’état des lieux en 2014 (cliquez sur le document pour l’agrandir si la taille de votre écran le permet).

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Depuis les élections municipales de 2014, la ZAC de la Minais a fait l’objet de longues négociations entre Nantes Métropole et la nouvelle municipalité de Sainte Luce sur Loire. Comme d’habitude les habitants ont été tenus à l’écart des tractations et ils découvrent maintenant les décisions prises. En effet un accord a été trouvé au printemps 2017 entre la ville et Nantes Métropole. On annonce un objectif final de 1338 logements (dont 25 % sociaux et 10 % aidés) : 463 logements à construire s’ajouteraient donc aux 875 logements existant, au rythme de 35 à 40 logements nouveaux par an. Ce qui signifierait une fin de la ZAC autour de 2031…

On trouvera ici l’article du blog qui détaille cette relance, avec le dossier complet de la mairie à télécharger.

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