Vivre à La Minais

Le blog de l'ASSOCIATION LA MINAIS à Sainte Luce sur Loire (44)

Remarques déposées par l’association sur le registre de l’enquête publique pour la modification du PLU

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ModifPLU

L’association « La Minais » souhaite faire les commentaires suivants.

Elle tient d’abord à dire qu’elle approuve globalement – même si cela ne concerne pas le quartier de la Minais – les modifications envisagées dans le point 1 de l’enquête (Maîtriser le renouvellement urbain dans la zone UB…), notamment l’élargissement de 3 à 4 mètres de la largeur du passage menant à une parcelle. Cela peut contribuer à limiter le fractionnement des terrains par les propriétaires dans des lieux déjà densément bâtis.

CONCERNANT LE POINT 2 DE L’ENQUÊTE :
TRADUIRE LE PROJET D’HABITAT DE LA ZAC DE LA MINAIS…

1 – Suppression des marges de reculs résiduelles de la tranche 1 et suppression des marges de reculs de la tranche Sud (ancienne tranche 2)

Nous sommes opposés à la suppression des marges de reculs principales dans la tranche Sud qui est actuellement en attente d’urbanisation. En effet cette suppression permettra de construire directement en bordure de la voie publique, dans une proportion qui échappe à toute prévision car elle est laissée à l’initiative des acquéreurs ou des lotisseurs. Mais le prix des terrains et la tendance actuelle à créer des petites parcelles risquent d’inciter beaucoup à choisir l’implantation en limite d’emprise publique ou de voie plutôt qu’avec un recul minimal de 6 mètres comme stipulé par le règlement.

Or cette tranche présente une forme massive (un quadrilatère de 8 à 10 hectares) et le projet de rues qui figure sur les documents de la SELA est d’une grande rigidité géométrique : un alignement de voies se greffant en peigne sur une rue centrale est-ouest. Une telle configuration nécessiterait à l’évidence des espaces publics qui aéreraient le paysage et donneraient un peu de respiration à l’ensemble. C’était le rôle de ces marges de reculs principales et leur suppression pourrait produire des sortes de couloir de béton (comme dans la ZAC de la Bottière-Chénaie à Nantes), pouvant aller jusqu’à générer un sentiment d’enfermement pour les habitants et d’oppression pour les passants.

Cette possibilité de faire des couloirs de béton n’est pas en accord avec l’esprit du quartier, jusqu’à présent plutôt vert (c’est d’ailleurs un leitmotiv dans les documents de la SELA qui pilote la ZAC). Pour des raisons financières, la tendance des aménageurs est de réduire l’espace public et de compter sur les propriétaires pour fournir une façade plantée dans l’espace privé (par exemple les clôtures en façade doivent être constituées d’une haie) : mais que restera-t-il de vert, si on supprime les marges de reculs principales et que les constructions sont implantées en limite d’emprise ou de voie ?

Nous pensons qu’une telle mesure peut se justifier dans des quartiers urbains plus centraux connaissant une pression foncière élevée et qui sont bien irrigués par des transports en commun. Mais elle est inadaptée à un quartier situé au liseré de la ville et dans lequel le taux de motorisation sera fatalement assez élevé. Les normes de stationnement pour les constructions nouvelles à destination d’habitation en zone UP sont telles (1 place par tranche de 80 m2 de plancher) qu’il y aura probablement beaucoup de véhicules garés dans la rue : ce serait en contradiction avec toute la politique antérieure de stationnement dans la ZAC (limiter le stationnement en surface) et cela accentuerait le sentiment de manque d’espace.

Le quartier de la Minais souhaite rester un quartier ouvert et accueillant. Ces caractères sont en partie liés à l’étendue et à la qualité des espaces publics qu’on y trouve. Le restreindre à ce point dans la tranche Sud représenterait une régression dont nous ne voulons pas. Notamment pour les enfants qui seront sans doute nombreux à y vivre.

2 – Évolutions de zonages

Nous enregistrons le classement des parcelles 55, 142 et 154 (*) en zone UPb. Cependant la hauteur autorisée (6 mètres à l’égout du toit + 6 mètres en combles ou attiques) nous parait bien élevée pour des maisons individuelles. La demeure et les arbres sont apparemment protégés contre la destruction mais nous aurions aimé que soit mentionnée la nécessité de conserver le plus possible le mur de clôture extérieur en pierre.

Nous souhaitons qu’un passage public soit ouvert au travers de cette zone pour relier la rue de la Poitevinière (et les futurs collectifs prévus au sud, en face de la propriété Blass) à la rue Olympe de Gouges et aux transports en commun.

Nous souhaitons aussi que le ou les points d’accès ne réduisent pas le nombre de stationnements publics, déjà insuffisants dans ce secteur de la ZAC.

(*) il s’agit de la propriété Blass (note rajoutée pour les lecteurs du blog qui n’auraient pas consulté le dossier en mairie)

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